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Plastie mammaire d'augmentation par prothèses
Chirurgie esthétique de l'hypotrophie mammaire ou seins insuffisamment développés

Cette notice ne prétend pas à l’exhaustivité, mais donne quelques idées directrices.

L’hypotrophie mammaire peut être soit constitutionnelle et primitive, soit faire suite à une diminution du volume mammaire (post grossesse ou amaigrissement).
L’intervention, chirurgie d’augmentation mammaire par prothèses, consiste à mettre en place un implant mammaire pour augmenter le volume du sein. On doit parfois, dans le même temps opératoire, corriger la ptose associée afin de redonner, à la poitrine, une forme et un volume harmonieux. Cette intervention peut être envisagée dès 18 ans dans les formes majeures d’agénésie mammaire avec important retentissement psychologique.

Les consultations préopératoires :
La première consultation permet au chirurgien de prendre connaissance des attentes de la patiente ainsi que du retentissement esthétique et psychologique du problème. Un interrogatoire sur les antécédents médicochirurgicaux est indispensable. Le chirurgien plasticien examine ensuite sa patiente afin d’apprécier la qualité de la peau, l’importance de l’hypotrophie, de la ptose associée et d’une éventuelle asymétrie mammaire. Cet examen approfondi permet au chirurgien de proposer à la patiente une technique adaptée à son cas. La patiente pourra alors voir, palper et essayer des prothèses de différents volumes afin de se rendre compte « de visu » de l’effet obtenu sur sa silhouette.
Bien entendu, les modalités de l’intervention, le type d’anesthésie, l’emplacement exact des cicatrices, la position des implants (pré ou rétro-musculaires), le type d’implant (silicone ou sérum physiologique), les suites postopératoires habituelles ainsi que les complications éventuelles seront exposées en détail à la patiente. Il lui sera alors remis une fiche d’information détaillée sur l’intervention prévue afin de compléter son information et lui permettre de mûrir sa réflexion « à tête reposée ».

La deuxième consultation permet une réponse personnalisée aux éventuelles interrogations de la patiente. Un nouvel examen clinique permet de valider la proposition thérapeutique envisagée initialement, de réessayer les implants pour bien définir leur volume définitif et de réaliser un bilan photographique complet. Un devis détaillé est toujours établi en double exemplaire.

En vue de l'anesthésie générale, il est souvent nécessaire de pratiquer certains examens préopératoires biologiques voire

Il est plus prudent de suspendre toute contraception orale pendant au moins un mois avant l'intervention afin de diminuer les

Le sein opéré d’une augmentation mammaire reste naturellement sensible aux variations hormonales et permet théoriquement l’allaitement qui est cependant déconseillé pendant les six mois qui suivent l'intervention. Le risque de cancer du sein n’est pas augmenté par l’intervention.

Les cicatrices sont inévitables et définitives mais restent très discrètes. Elles sont arciformes et siègent habituellement au bord inférieur de l’aréole. La cicatrice peut parfois faire le tour de l’aréole et même être associée à une cicatrice verticale si une cure de ptose est envisagée dans le même temps. Leur évolution est stéréotypée, souvent un peu rosées les trois premiers mois, elles s’estompent lentement avec le temps. Il faut les protéger du soleil et les masser souvent afin d’en améliorer la qualité et la souplesse.

L’intervention :
Elle dure en moyenne entre une heure et deux heures (s’il y a une cure de ptose associée) et se pratique sous anesthésie générale.

Les suites postopératoires :
Elles sont simples dans l’immense majorité des cas. La douleur est en règle très modérée (entre 1 et 4 sur une échelle de 10).
En post-opératoire immédiat, il ne faut pas s'effrayer :
- d’un aspect trop volumineux, tendu et figé de la poitrine disparaissant en un mois,
- de gêne, en règle très modérée, surtout à l'élévation des bras,
- de troubles sensitifs, habituellement temporaires, au niveau des aréoles.
La durée d'hospitalisation est de 1 à 2 nuits et la convalescence d’une semaine environ.
Il est nécessaire de porter un soutien-gorge de contention jours et nuits pendant un mois, durée pendant laquelle il convient d’éviter tout effort important. On peut reprendre le sport au bout d’un mois.

Les soucis et complications :
Il s'agit d'une intervention chirurgicale qui comporte les risques de tout acte chirurgical, si minime soit-il. Certaines complications, bien que rares, restent possibles et peuvent nécessiter une seconde intervention (hématome, infection…). D’autres complications rarissimes pour ce type d’opération (phlébites, embolies pulmonaires…) dépendent plus des caractéristiques propres de chaque individu et de ses pathologies préexistantes.
Bien entendu, toutes les précautions pré, per et postopératoires sont prises afin de minimiser au maximum ces risques (arrêt de la contraception orale un mois avant l’intervention, antibiothérapie prophylactique peropératoire, lever précoce…)
Les soucis et complications directement en rapport avec les implants sont :
- Coque péri prothétique ou capsulite rétractile : le tissu cicatriciel qui se forme normalement autour de la prothèse peut se rétracter et comprimer celle-ci (4 à 5% des cas). Cela peut entraîner une dureté inhabituelle, des douleurs et, dans de rares cas, une déformation du sein. Il est alors nécessaire de réaliser une rupture chirurgicale de cette capsule sous anesthésie générale. Le chirurgien retire l’implant, le débarrasse de sa coque et, après examen, le replace ou le remplace.
- Perception tactile de la prothèse, en particulier dans les quadrants externes et inférieurs du sein,
- Apparition de plis, chez les patientes maigres, dans la partie supérieure des seins lors de certaines positions.
- Calcification des tissus qui entourent la prothèse (rare).
- Asymétrie: bien que tous les efforts du chirurgien soient destinés à obtenir la meilleure symétrie, certains facteurs comme la coque, le déplacement de l’implant ou une asymétrie anatomique peuvent causer une dissymétrie.
- Rupture de l’implant : pouvant survenir soit à la suite d'un traumatisme, soit à la longue.
- Dégonflement de l’implant : survenant à  plus ou moins long terme avec les implants pré-remplis de sérum physiologique.
- Déplacement de l’implant : bien que l’implant ne doive pas bouger, un déplacement peut se produire en cas de choc ou de coque, en particulier avec les implants asymétriques.
- Bien qu'elles ne surviennent que chez un petit nombre de patient, certaines des complications précédentes peuvent conduire à une seconde intervention.
- Gêne à la mammographie standard : les prothèses peuvent perturber la détection précoce des cancers du sein par mammographie, parce qu'elles peuvent masquer des lésions suspectes. La mammographie est plus difficile à réaliser et à interpréter avec des prothèses. Il est donc nécessaire de prévenir le radiologue afin qu’il utilise la technique la plus adaptée.

Il est actuellement bien établi que les implants mammaires n’ont pas une durée de vie illimitée et qu’une surveillance clinique et radiologique (mammographies et/ou échographies) des implants sur le long terme est indispensable afin de pouvoir remplacer les implants abîmés par le temps.
 
Le suivi postopératoire :
Après sa sortie, la patiente sera revue par le chirurgien plasticien au huitième jour pour un premier contrôle. Il n’y a aucun fil à enlever, ceux-ci étant résorbables et placés sous la peau.
Les visites postopératoires suivantes au premier, troisième et sixième mois permettent de surveiller l’évolution. Un bilan photographique postopératoire sera réalisé vers un an.

fiche


Les informations spécifiques développées sur cette fiche sont fondées sur la pratique du
Dr LAXENAIRE et sur les fiches d’information éditées par la SOFCPRE.


Bibliographie :
Manuel de chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique

Marc Revol, Jean-Marie Servant. Editions Pradel.

« Dernière mise à jour : Mars 2012 » 


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